La Californie est familière bien avant d’y arriver : la côte, les routes, la lumière, les couleurs qui semblent n’appartenir qu’à elle. Pour cette campagne, ces éléments familiers sont légèrement déplacés — projetés sur les corps, agrandis, recadrés et saisis dans une lumière passagère.
Ailleurs, la paroi rocheuse et l’épaule se lisent un instant comme une seule matière, un ciel impossible passe pour un après-midi comme un autre, et une carte offre toutes les directions sauf celle que l’on prend.

Un paysage familier, sorti de son contexte. La côte devient une image avant de redevenir un lieu, plus proche d’un échantillon de tissu que d’une vue.
Les vêtements restent à l’intérieur du monde plutôt qu’à l’écart. La lumière passe sur la peau et le tissu, la circulation devient couleur, le verre change au fil des heures.

Pendant quelques minutes, même la montagne porte le nom.